Marseille

Marseille, une surprise agréable.

Il n’y a pas que des règlements de comptes à Marseille. D’un grand week-end d’automne 2014 on retient que la légende s’éloigne, assez peu de gens ont un accent prononcé, la canebière s’embourgoise, Euroméditerranée transforme  de fond en comble une grande partie de la ville, et  « Marseille Provence Capitale européenne de la culture » en 2013 a donné lieu à beaucoup d’aménagements.

Au premier plan le bassin de carénage.

Au premier plan le bassin de carénage.

Une visite de Marseille

 

Le Vieux-Port

Les immeuble de Fernand Pouillon

Les immeuble de Fernand Pouillon

Avec tous ses petits bateaux soigneusement rangés, le Vieux Port, un jour de soleil est particulièrement séduisant. Les circulations entièrement rénovées en 2013, mobilier urbain dernier cri et même une « ombrière » due à Norman Foster – excuser du peu, le Vieux Port de Marseille est devenu très chic. Néanmoins, le marché au poissons permet tous les matins aux pêcheurs de proposer le produit de leur travail de la nuit.Le marché au poisson

Au Nord, quasiment dans l’axe du port, La Canebière, qui n’a plus rien de légendaire offre un aspect plutôt cossu avec de belles façades. Tout de suite à gauche devant l’église St Fereol démarre la très longue avenue de la République.   La rive Est du Vieux-Port est bordée par le Quai de Rive Neuve coupé par la Place aux Huiles et le Théâtre de la Criée et qui conduit au  » bassin de carénage. »

En face, le Quai du Port a eu droit aussi à son lifting. Il longe les immeubles de la reconstruction de Fernand Pouillon construits en 1948-54 à la place de la destruction méthodique du quartier par les troupes d’occupation allemandes en 1943. Belles façades au dessin un peu sévère adouci par la pierre blonde.

A l’extrémité du quai, passant sous les immeubles de Pouillon par une belle voute, on aborde le quartier du Panier.

Le Panier

Le Panier est un quartier escarpé. On peut y pénétrer par la Montée des Accoules et de là par un réseau de ruelles étroites, bordées d’immeubles pauvres et lépreux malgré quelques efforts, on arrive à la Vieille Charité.

La Vieille Charité

La Vieille Charité

La Vieille Charité est un bâtiment construit au XVIIe siècle pour accueillir ou enfermer les mendiants. Elle est ensuite transformée en hospice et plus ou moins abandonnée.

Ouverte en 1986, après 25 ans de travaux, elle accueille diverses structures et activités culturelles.

C’est un très bel ensemble architectural de facture classique constitué d’une église centrale couverte d’un dôme et consacrée aujourd’hui aux expositions, entourée sur trois côtés de bâtiments comportant trois niveaux de galeries ouvertes sur l’intérieur.

 

On redescend du Panier par la

Cathédrale de la Major

Cathédrale de la Major

Initiée en 1852 par Louis-Napoléon Bonaparte à l’emplacement de la première Major, construite au XIIe siècle et qui a été grossièrement rabotée pour l’occasion, la cathédrale actuelle de la Major est un gros édifice sans grâce qui surplombe le « port de commerce » et le Fort Saint Jean.

D’après le site Culture Marseille  :

« Avec son appareillage de pierres alternativement vertes et blanches, cet édifice, d’inspiration byzantine, juxtapose des éléments romans et gothiques.

 La présence simultanée de clochers et de coupoles est due à la volonté de l’architecte de faire référence à l’Occident et à l’Orient, sur le modèle de Notre-Dame des Doms à Avignon. Mais ses dômes et ses coupoles rappellent ceux des églises d’Istanbul. »

Si on veut !

Puis on aborde l’ensemble

MuCEM , Fort Saint Jean, Villa Méditerranée

Le MuCEM et le Fort St Jean. Derrière, la Cathédrale de la Major.

Le MuCEM et le Fort St Jean. Derrière, la Cathédrale de la Major.

En descendant à pied de la Cathédrale de la Major vèrs le Port on aborde la Villa Méditerranée qui surprend par son architecture audacieuse – tout l’immeuble étant un surprenant porte à faux.

Le lieu accueille des expositions dont le projet est de « donner à tous des clés de compréhension sur la Méditerranée contemporaine ». On n’a pas vu.

Puis on pénètre dans le Fort Saint-Jean par une longue passerelle face au parvis de l’église Saint-Laurent Cette passerelle de 70 mètres de longueur offre une vue superbe sur la Ville.

Le réaménagement du Fort construit par Louis XIV et le Musée constituent un des plus gros projets urbains de l’année européenne de la culture. Le projet se définit comme un musée sur trois lieux : Le Fort, le Musée, le troisième lieu étant le Centre de Conservation situé dans le quartier de la Belle de Mai.

C’est incontestablement une réussite. On passe à l’intérieur du Fort par différents espaces d’exposition mais aussi des jardins méditerranéens. De là une nouvelle passerelle conduit au musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée : MuCEM. Le lieu est très astucieux, très bien conçu et très agréable à parcourir.

Le contenu reste à étoffer. L’exposition permanente dite Galerie de la Méditerranée est destinée à faire comprendre « comment sont nées les spécificités culturelles de ce bassin de civilisations. » Devant l’accumulation d’objets et de tableaux hétéroclites, on reste un peu septique.

Notre-Dame de la Garde

Comme Paris avec Montmartre ou Lyon avec Fourvière, Marseille est affligée d’une basilique qui domine la ville et encombre son paysage. D’un style prétendument néo-byzantin, construite dans le cadre des « Grands Travaux » de Napoléon III,  entre 1863 et 1893,  Notre-Dame de la Garde occupe le point le plus haut de la ville (162m). Il est donc indispensable d’y monter. D’une part pour la vue magnifique sur les Iles du Frioul et toute la cité sans la basilique.

Les Iles du Frioul

Les iles du Frioul vues de Notre Dame de la Garde

D’autre part parce que les murs intérieurs et la voute recouverts de mosaïques sont de toute beauté. Les 1200 m² de mosaïque  comprennent parait-il environ 15 millions de tesselles. 

 

La Cité radieuse de Le Corbusier

La Cité radieuse de Marseille est une des cinq Unité d’habitation construites par Le Corbusier dont une à Berlin.La Cité Radieuse

Elle a été terminée en 1952 dans le cadre des grans chantiers d’après guerre. Bâtiment en béton armé laissé brut de gros oeuvre  c’est une ville verticale construite sur de puissants piliers qui prétend dégager l’espace au sol. Elle comporte 337 logements , une rue commerçante, un hôtel, une école.

Une architecture particulièrement intéressante, une façade très sculptée, des logements traversants en duplex qui s’affirment comme cellules dans  une machine à habiter.

Le tout a bien vieilli, classée Monument historique en 1986, rénové après un incendie en 2012,  c’est maintenant une copropriété de militants de l’architecture moderne. On ne visite pas l’immeuble sans une certaine émotion dans la mesure où il s’agit incontestablement d’une étape importante dans l’évolution de la conception de l’habitat.

 

Et, bien d’autres choses :

Le Palais LongchampLe Palais Longchamp

Encore un apport du second empire. Construit à partir de à partir de 1862, pour célébrer l’arrivée des eaux de la Durance dans la ville, via le Canal de Marseille, ce Palais qui fait penser au monument de Victor Emanuel à Rome par son caractère pompeux ouvre sur de vastes jardins et abrite Le Musée des Beaux Arts et le Muséum d’histoire naturelle.

Le Musée des Beaux-Arts vient de réouvrir avec une belle collection et quelques tableaux exceptionnels que l’on peut visiter très tranquillement le musée étant désert.

 

 

La Friche de la Belle de Mai

Un tag haut de gamme sur la Friche de la Belle de Mai

Un tag haut de gamme sur la Friche de la Belle de Mai

La Belle de Mai est un quartier le long des voies ferrées derrière la gare Saint Charles qui a abrité des usines dont la manufacture de tabac.

Les usines sont parties , le quartier s’est trouvé « défavorisé ». La Ville a fait quelques efforts et c’est dans ce cadre que des activités culturelles de tous ordres ont été installées depuis 20 ans dans la manufacture de tabac sous le nom un peu insolent  de La Friche de la Belle de Mai. L’activité qui y règne est assez surprenante

Lieu de création et d’innovation, cet espace des possibles, porté par les 70 structures résidentes (près de 500 artistes, producteurs…) qui y travaillent, a permis aux expériences de chacun de se développer et de se structurer. Ici, on imagine, on crée, on travaille pour que chaque idée puisse trouver son terrain d’application.

Et bien sûr les CalenquesLes Calenques

 

… et la Bouillabaisse

Bien sur c’est la meilleure :le restaurant MIRAMAR sur le vieux port reste un grand souvenir ! Vives, st pierre,rougets,lotte, chapons, congre pochés dans une soupe de poissons de roches.

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