Corée : De Busan à Séoul

Une traversée de Corée du Sud depuis Busan jusqu’à Séoul.

Arriver en Corée depuis le Japon par le ferry Fukuoka-Busan, c’est mettre l’accent sur les différences entre les deux pays.
Fukuoka est une vitrine de ce que le Japon peut offrir d’harmonie, de propreté et de modernité. Busan, deuxième ville de Corée, pourrait être un port méditerranéen. Les rapports sont chaleureux sans trop s’embarrasser de formes et de ronds de jambes. Le soir, dans le quartier de Nanpo-dong toutes les boutiques sont ouvertes très tard et font assaut de lumières et de sono. Les sacs d’ordures sont sur les trottoirs et on a vite compris que l’on a changé d’ambiance.
Pourtant on verra par la suite que les similitudes sont nombreuses et que des siècles de conflits et d’influences réciproques ont laissé des liens, parfois douloureux.

BUSAN

 

Le Marché de poissons et fruits de mer de Jagalchi est un haut lieu de Busan. A l’intérieur des étals modernes proposent une variété incroyable de coquillages. Autour, à même le trottoir des femmes vendent quantité de poissons.

 

A proximité de Busan, on visite le très beau temple Beomeosa construit au VIIè siècle au temps du Royaume Silla. Ce Temple bouddhiste a été détruit lors de l’invasion japonaise en 1592 ; il a été rebâti au XVIIIè siècle.

On lira la dénonciation – justifiée – d’un tel événement  lors de chaque visite de temple ou palais dans toute la Corée. 

Le cadre est magnifique, le Temple a été construit au pied de la montagne de Busan. La communauté bouddhiste y est active.

La première porte « à un seul pilier ».

Une rénovation récente permet de voir les principaux bâtiments comme neufs avec des peintures éclatantes.
On franchit d’abord la « porte à un seul pilier » c’est à dire que les piliers étant alignés sur une seule rangée, on n’en voit qu’un seul.

 

On trouve aussi à l’intérieur un bâtiment dit « tour de la cloche ». La plupart des temples de Corée possède ainsi une « tour de la cloche » pour appeler tous les êtres sensibles. Elle renferme quatre instruments à percussion : une cloche Dharma pour les êtres du ciel,un tambour Dharma pour les être attachés à la terre, un gong en forme de poisson pour ceux des eaux et un gong en forme de nuage pour les êtres des airs.

Temple Beomeosa – La tour de la cloche

GYONGJU

Le car entre Busan et Gyongju parfaitement ponctuel et confortable nous conduit à l’ancienne capitale du royaume de Silla. Gyeongju le demeura près de dix siècles -992 ans !-
C’est aujourd’hui une des principales destinations touristiques et culturelles. On y trouve notamment les tombes royales qui prennent la forme d’immenses tumulus. D’autre sites sont notoires et notamment le temple de Bulguksa, la grotte de Seokguram et le beau musée national de Gyeongju très moderne et très intéressant.

Les tombes royales

Le site des Tombes royales prend aujourd’hui la forme d’un parc bien entretenu et arboré si ce n’est que la pelouse se hérisse de mamelons plus ou moins élevés qui constituent des tombes des souverains et dignitaires du royaume Silla. On y a retrouvé quantité de vestiges, des bijoux, des parures. la Tombe Cheonmachong est astucieusement aménagée pour que l’on puisse voir la chambre mortuaire, un simple abri en bois sans peintures où le défunt (ou ses cendres) est installé avec tous ses attributs.

Le Temple Bulguksa

Le Temple Bulguksa a été construit en 528, durant la Dynastie Silla, et rénové de multiples fois. Incendié par les japonais au XVIè siècle , il est classé au patrimoine mondial par l’UNESCO.Ce temple bouddhiste comporte une succession de terrasses sur lesquelles sont édifiés des pavillons en bois ayant chacun une fonction symbolique et liturgique particulière.

Gyeongju Temple de Bulguksa » Gyeongju Temple de Bulguksa
La porte « des rois du ciel »
Gyeongju Bulguksa (5)
Gyeongju Bulguksa (4)
Gyeongju Bulguksa (3)
Gyeongju Bulguksa (2)
Gyeongju Bulguksa (1)
Gyeongju Bulguksa
La porte « des rois du ciel »
Gyeongju Bulguksa (5)
Gyeongju Bulguksa (4)
Gyeongju Bulguksa (3)
Gyeongju Bulguksa (2)

DAEGU

Daegu troisième ville de Corée, comporte de 2,5 millions d’habitants, un réseau de larges avenues et deux lignes de métro très moderne. Le centre animée voire exubérant, ruisselant d’enseignes avec d’immenses centre commerciaux. Le tout est bruyant, joyeux, jeune et animé.
Daegu est un haut lieu de médecine orientale. On y entretien une tradition séculaire d’utilisation de plantes, minéraux et animaux utilisés en médecine traditionnelle. Une rue entière est bordée d’échoppes vendant des racines et ingrédients divers exportés dans toute l’Asie.
Un festival de médecine traditionnelle a lieu tous les ans au mois de mai.

De Daegu on part pour visiter le site célèbre de Haein-sa

HAEIN-SA

Haeinsa est un très important temple bouddhiste. Il a été fondé avec le soutien de la famille royale de Silla dans la 3è année du règne du roi Aejang (802)
Le temple a été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO avec la mention « Le temple d’Haeinsa, sur le mont Gaya, abrite le Tripitaka Koreana , collection la plus complète de textes du canon bouddhiste, gravés sur 80 000 tablettes de bois entre 1237 et 1248. Destinés à recevoir ces tablettes – documents vénérés autant qu’œuvre d’art exceptionnelle –, les bâtiments du Janggyeong Panjeon datent du XVe siècle et sont les plus anciens dépôts du Tripitaka . Ils démontrent une maîtrise stupéfiante dans la conception et la mise en œuvre des techniques de conservation de ces tablettes de bois. »

le Bouddha Sakyamuni, a prêché pendant quarante-cinq ans et ses discours et les écrits connexes des grands maîtres sont appelés Tripitaka. C’est donc la collection complète des écritures sacrées bouddhistes qui sont conservées ici et de surcroit sous la forme exceptionnellede ces tablettes gravées. Leur conservation est due à un mode très ingénieux de circulation d’air qui empèche leur putréfaction.

La disposition correspond à une cosmogonie ; on le retrouve plus ou moins dans tous les temple bouddhiste de Corée. Après la première porte Iljulmun « à un seul pilier » qui symbolise l’unification de l’esprit et du corps du pèlerin, on trouve la porte « des rois du ciel » qui abrite quatre divinités effrayantes, héritées de l’hindouisme, que gardent des mauvais esprits dans les quatres directions. On trouve ensuite la plus haute porte qui représente l’état d’Eveil. On accède ainsi à la première cour sur le côté de laquelle se trouve un bâtiment sur pilotis avec les instruments essentiels à la liturgie : une cloche, un gong, un immense tambour et un poisson multicolore en bois. Le grand bâtiment est au fond de cette cour.
Derrière des halls secondaires sont dédiés à divers bodhisattva.

Le touriste toutefois ne peut que faire le tour du bâtiment dont l’accès est interdit. Néanmoins l’atmosphère du site est magique, magnifiée par le cadre de montagnes, on pénètre dans les cours successives au son des psalmodies des moines. Plus tard on pourra entendre le grondement du gong frappé énergiquement par un trio de moines qui frappent énegiquement à tour de rôle dans la Tour de la Cloche.

Haeinsa » Haeinsa
Monastère Bouddhiste de Haein-Sa 6
Monastère Bouddhiste de Haein-Sa
le Tripitaka Koreana
Monastère Bouddhiste de Haein-Sa 9
Monastère Bouddhiste de Haein-Sa 13
Monastère Bouddhiste de Haein-Sa 12
Monastère Bouddhiste de Haein-Sa 2
Monastère Bouddhiste de Haein-Sa 1
 Haein-Sa - PREMIÈRE COUR
Haein-Sa - PAGODE
Monastère Bouddhiste de Haein-Sa 6
Monastère Bouddhiste de Haein-Sa

En moins de trois heures le train à grande vitesse KTX conduit de Daegu à SEOUL.
Là c’est tout autre chose.

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